Organisation sur le terrain : comment cela se prépare-t-il concrètement ?
Un dispositif sur mesure, pensé en amont
Tout commence bien avant l’arrivée du premier spectateur. Les organisateurs sont tenus de déclarer tout rassemblement de plus de 1 500 personnes (source : Service-public.fr). Côté préfecture et mairie, une Commission communale de sécurité analyse les dossiers. La cellule « événementiel » du SDIS 13 (« Service Départemental d’Incendie et de Secours ») planche alors sur un dispositif spécifique, adapté aux risques : configuration des lieux, accès, historique des incidents, nature de l’événement… tout est passé au crible.
- Repérage préalable : Un chef de centre ou un officier effectue souvent un tour du site plusieurs jours avant.
- Plan d’intervention : Il précise les points sensibles (issues de secours, extincteurs, présence de produits dangereux…), les circuits d’évacuation, les contacts d’urgence.
- Composition des équipes : Nombre de pompiers, type de véhicules, présence ou non d’une équipe médicale avancée (VSAV, médecin pompier, etc.).
- Coordination inter-services : Réunions avec police, SAMU, sécurité civile, organisateurs pour partager infos et méthodes.
Un simple match amateur ou course locale peut bénéficier d’une présence « légère » (deux à quatre pompiers, un VSAV stationné à proximité). Un OM-PSG au Vélodrome ou la Fête de la Musique à Marseille mobiliseront de vingt à soixante soldats du feu, plusieurs postes de secours, et du matériel prêt à intervenir à la moindre alerte.
La veille opérationnelle, jusqu’au dernier spectateur
« On est là avant, pendant, et après. » témoignait, il y a peu, Maxime, pompier affecté au suivi des événements sportifs à Marseille. « Le public commence à arriver, on est opérationnels. Mais on ne remballe jamais tant que le site n’est pas sûr. Une sortie de stade, c’est souvent là que les incidents arrivent. »
Sur place, plusieurs points fixes peuvent être installés :
- Poste de secours principal : souvent visible et accessible au public, lien direct avec le PC sécurité.
- Équipes mobiles : Deux à trois pompiers circulent en binôme dans les tribunes ou les allées pour être réactifs.
- Véhicules prépositionnés : VSAV (ambulance), VPI (véhicule de première intervention feu), parfois fourgon-pompe ton, selon le risque.