Accidents de la route dans les Bouches-du-Rhône : 5 pièges à éviter pour mieux réagir
Erreur classique : Se précipiter sur le lieu de l’accident sans regarder autour de soi.
En France, selon l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE), un incendie domestique sur quatre a une origine électrique. Dans le département 13, le chiffre monte jusqu’à près de 30 % des interventions pour feux d’habitation, relève le SDIS 13 dans son rapport 2023 (SDIS 13). Les multiprises et rallonges figurent fréquemment dans ces sinistres.
La majorité de ces incendies démarre dans des logements occupés au quotidien, souvent sur des installations électriques anciennes, où l’on cherche à multiplier les branchements faute de prises modernes. L’été, avec l’utilisation accrue de ventilateurs et de climatiseurs d’appoint, la pression sur les circuits électriques augmente.
« L’an dernier, un soir de canicule, nous sommes intervenus dans un appartement marseillais, quartier Baille : à l’origine, un four à micro-ondes branché sur une multiprise, elle-même branchée sur une rallonge qui traversait la chambre pour alimenter aussi une clim’ portative. L’ensemble a fini par chauffer, la gaine plastique s’est consumée en pleine nuit, dégageant une fumée toxique. Heureusement, la locataire était réveillée. » (témoignage anonymisé, équipe d’intervention SDIS 13).
Ce scénario est malheureusement récurrent : l’imbrication des multiprises, la surcharge, la prolongation de l’usage d’une rallonge en guise d’installation permanente… La plupart des victimes minimisent le danger, pensant que « ça tient »… Jusqu’à ce que la chaleur s’accumule, que le court-circuit survienne, ou qu’une étincelle déclenche l’irréparable.
Multiprises et rallonges : de l’outil de dépannage au talon d’Achille des logements modernes.
Selon le rapport annuel de l’ONSE : Dans 60 % des cas de départs de feu provoqués par une multiprise, des signes avant-coureurs étaient visibles (chaleur anormale, odeur plastique, disjonctions répétées).
| Équipement | Bons réflexes | Risques si négligé | Signes d’alerte |
|---|---|---|---|
| Multiprise |
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| Rallonge |
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La norme NFC 15-100 encadre l’installation électrique des habitations en France : toute prise doit pouvoir supporter les appareils branchés en respectant la puissance maximale indiquée. Les multiprises ne sont que des solutions d’appoint, jamais pérennes.
Que faire si le feu démarre ? : Évacuer immédiatement, fermer la porte derrière soi pour confiner la fumée, prévenir les pompiers (18 ou 112) en donnant son adresse et la nature de l’incident, sans jamais tenter d’éteindre de l’électricité sous tension avec de l’eau.
« Jusqu’à l’année dernière, je laissais mes chargeurs branchés en permanence derrière un meuble. Un matin, je suis entré dans un nuage de fumée : un câble avait chauffé toute la nuit. J’ai eu de la chance, les pompiers sont arrivés avant que ça ne se propage. Maintenant, je ne laisse plus rien branché inutilement, et j’ai acheté des multiprises à sécurité enfant. » (Témoignage recueilli à Aix-en-Provence, locataire).
Ce réflexe paraît évident, et pourtant, dans la précipitation du quotidien ou la recherche de confort, on le néglige. Installer des multiprises à bascule/interrupteur, adopter une routine de débranchement, choisir des modèles agréés… Ce sont des gestes simples, peu coûteux, et qui sauvent.
| Année | Nombre d’incendies électriques (France) | % dus aux multiprises/rallonges | Source |
|---|---|---|---|
| 2018 | 40 000 | 18 % | ONSE |
| 2019 | 43 000 | 19 % | ONSE |
| 2022 | 46 500 | 19,5 % | ONSE |
| 2023 | 47 800 | ~20 % | SDIS 13 / ONSE |
Bien que la sensibilisation progresse, le recours systématique à des équipements multiples dans des logements parfois inadaptés laisse la porte ouverte à un nombre stable de sinistres. L’hiver et l’été sont les périodes les plus critiques, respectivement à cause des chauffages d’appoint et des dispositifs de climatisation.
La prévention, ce n’est pas juste une affaire d’experts ou de pompiers : c’est l’affaire de tous. Un appartement sécurisé, c’est souvent l’œuvre de petits gestes répétés chaque jour, et d’une attention partagée dans l’immeuble. Parler de ses bonnes pratiques à ses voisins, signaler un risque, demander un avis professionnel en cas de doute… autant de réflexes à adopter pour éviter le pire et faire reculer un risque encore sous-estimé. Dans les Bouches-du-Rhône, comme ailleurs, la meilleure réponse à l’incendie reste l’anticipation – et l’engagement citoyen.
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