Premières minutes : l’appel, l’évaluation, le départ
Une sirène de téléphone retentit dans la caserne, le bip d’alerte déchire le silence d’un après-midi ordinaire. À la centrale 18, un opérateur reçoit un appel, une voix affolée décrit un « carambolage sur la D113, une voiture sur le toit, des blessés, peut-être coincés ». C’est souvent ainsi que débute, pour les pompiers, une intervention sur accident de la route.
En France, les accidents de la circulation représentent environ 10% des sorties annuelles des pompiers (Source : ONISR). En 2022, dans les Bouches-du-Rhône, sur près de 120 000 interventions, environ 15 000 concernaient des accidents de véhicules (Source : SDIS 13, rapport annuel). Derrière chaque statistique, une scène de chaos, d’angoisse – mais aussi d’organisation millimétrée.
Dès l’appel, l’opérateur tente de cerner rapidement la gravité de la situation :
- Nombre de véhicules impliqués
- Présence éventuelle de victimes coincées ou non
- Risques annexes : incendie, fuite de carburant, circulation dense
- Précision de la localisation
La décision tombe en moins d’une minute. On envoie systématiquement en priorité une « VSAV » (Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes) et un « FPTSR » (Fourgon Pompe Tonne Secours Routier), parfois renforcé par un véhicule médicalisé du SAMU ou un hélicoptère selon la gravité supposée.